Comment améliorer les problèmes d’acoustique au bureau ?

une femme assise face à son ordinateur

Comment améliorer les problèmes d’acoustique au bureau ?

D’après le Baromètre ACTINEO/CSA 2015, 94 % des actifs considèrent que leur espace de travail a un fort impact sur leur bien-être.

L’absence de bruit constitue, avec 29 % des réponses, le 3e facteur contribuant le plus à la qualité de vie au travail. 57 % des personnes interrogées disent être souvent gênées pas les nuisances sonores dues à des personnes, ce qui place le bruit en première position des gênes ressenties (contre 34 % en 2011 et 52 % en 2013). L’inconfort, la fatigue, le stress et certains troubles auditifs sont pour partie la conséquence d’un mauvais environnement sonore, notamment dans les espaces de bureau. Le problème est désormais de santé publique.

Les entreprises sont maintenant tenues d’y prêter attention et de proposer à leur personnel des aménagements et des organisations du travail minimisant les expositions et les risques. Les normes disponibles apportent un regard quantitatif en matière d’acoustique et prennent en compte essentiellement les risques de perte de l’audition. Les textes normatifs nous renseignent davantage sur des « niveaux de performances » que sur des actions concrètes (aménagement, produits, matériaux…) à mener en lien avec ces « niveaux ». Or, les exigences se rapportant aux lieux de travail visent non seulement l’absence de risque pour la sécurité et la santé des travailleurs, mais aussi leur confort, leur efficacité et leur bien-être. La bonne application de la science des bruits, l’acoustique, est donc un des vecteurs garantissant une meilleure qualité de vie au bureau.

Points clés :

L’inconfort, le stress, la fatigue, sont pour partie la conséquence d’un mauvais environnement sonore car sollicite en permanence notre organe de l’audition sans que nous nous en rendions compte ;
Le bruit au bureau résulte d’une élévation du niveau sonore ambiant par la multiplication des équipements et du nombre de personnes présentes dans le même espace (ordinateur, photocopieur, bruit de clavier, porte qui claque, discussions…) ;
Le bruit gêne la bonne compréhension des échanges verbaux, diminue l’efficacité de nos activités cérébrales, la performance, perturbe notre concentration et nous fatigue ;

Les solutions concernent :
1. Le comportement individuel de chacun pour limiter le bruit notamment en open space ;
2. L’aménagement des espaces : cloison phonique, meuble et paroi absorbant le bruit ;
3. L’insonorisation intérieure des locaux : isoler toutes les faces de vos locaux (sols, plafonds, murs) ;
4. L’isolation phonique à la construction ;
5. L’utilisation d’un masquage sonore ;
6. Le respect des normes AFNOR pour la conception et l’évaluation des ambiances sonores des espaces de travail (notamment les « niveaux de performances » en lien avec les types d’activité).

Le bruit

Le bruit, en acoustique, est avant tout un conglomérat de plusieurs sons qui nous arrive à l’oreille en même temps. Il permet la transformation et la transmission d’informations sonores. Il se caractérise alors par un niveau sonore appelé dB (décibel). En acoustique, il est donc employé dans ce sens contrairement à son usage quotidien au travail, à la maison, dehors, etc où nous le tournant en négatif : « il y a trop de bruit, cela me gêne » « avec ce brouhaha je n’arrive pas à me concentrer ».

Les effets indésirables du bruit peuvent être classés en 5 catégories :
– L’affaiblissement de l’ouïe,
– La réaction non souhaitée du système nerveux central et autonome,
– L’entrave à la communication verbale ou autre,
– La diminution des performances et des fonctions cognitives,
– La gêne.
L’exposition à un bruit trop intense peut générer, au niveau du système auditif, trois types d’effets, qui à long terme peuvent être néfastes :
– Une hausse temporaire du seuil auditif : fatigue auditive. Elle est proportionnelle à l’intensité du bruit et de la durée d’exposition,
– Une hausse irréversible du seuil auditif qui peut survenir par une exposition (même brève) à un niveau sonore très élevé ou une exposition répétée et prolongée à un bruit de niveau sonore supérieur à 80 dB.
– Les acouphènes : bruits générés par une système auditif en mauvais état
Plus la tâche effectuée est difficile et complexe, plus les effets indésirables du bruit, tels que la diminution des performances, la gêne et les réactions du système nerveux, risquent de se manifester. Ces effets se manifestent sous la forme d’une baisse des facultés mémorielles, c’est-à-dire de la mémoire à court terme. Or la rétention et l’acquisition des informations est très importante lorsque les tâches à effectuées requièrent une attention et une concentration continues, notamment dans les processus techniques complexes.
Afin d’orienter la caractérisation des « niveaux de performances » lors de la conception ou l’aménagement d’espace de travail, il convient d’être au point sur l’espace dont dispose les salariés pour travailler. Dès lors, un travail sur les matériaux, revêtement existants est nécessaire.

Le bruit au bureau, ce n’est donc pas simple à traiter

Les bureaux sont des environnements de travail dits « capacitants » car recèlent d’individus ayant des expériences et des savoirs différents. Dans ce type d’environnement, les échanges vont « bon train » et renvoient, pour la majorité, à des informations servant à notre activité de bureau. Savoir canaliser ces échanges, les comprendre et les mettre en lien avec l’activité d’un espace de bureau, permet de le transformer et d’en améliorer sa qualité de vie. La tendance actuelle évolue de plus en plus vers des aménagements toujours plus ouverts de l’espace (cas des open space). Il en résulte une élévation du niveau sonore ambiant (ordinateur, photocopieur, bruit de clavier, porte qui claque, discussions intempestives…). Cette élévation du niveau sonore conduit à produire des efforts plus élevés d’audition pour entendre vos collègues et de concentration pour réaliser sa tâche. Nous rentrons alors dans un processus générant fatigue et stress.

Même si les effets du bruit émanant des activités de bureau n’ont, à priori, pas d’incidence physique immédiate et irrémédiable sur l’ouïe, les sons de moyenne pression acoustique (40 à 60 dB), tels que le bruit au bureau :
– Gêne la bonne compréhension des échanges verbaux
– Diminue l’efficacité de nos activités cérébrales (notamment la mémoire à court terme): baisse du niveau de performance
– Perturbe notre concentration
La pollution sonore au bureau existe bel et bien. Elle est aujourd’hui reconnue comme influençant de près ou de loin les employés de bureau.

Niveau de bruit au bureau

Il faut garder présent en mémoire le fait que le niveau sonore d’un bureau informatisé se situe entre 30 et 45 dB. C’est-à-dire une échelle de bruit qui va du jardin très silencieux au fond sonore dans un restaurant calme. A quelques dB de là, commence l’inconfort qui peut être d’autant plus marqué que des critères subjectifs entrent en jeu. En effet, en observant ce milieu de travail, les scientifiques sont arrivés à la conclusion que si la personne dérangée possède des dispositions négatives envers le fauteur de bruit, elle se sentira davantage gênée que s’il s’agissait de bruit causé par des collaborateurs qui lui sont sympathiques. Toute la difficulté réside en cela pour agir de manière efficace contre le bruit. Une sensibilisation à un « savoir vivre et acoustique » permet d’agir sur les critères subjectifs. Chacun est responsable d’un son dans un bruit. Autrement dit, plus les individus vont prendre des dispositions pour parler moins fort ou dans les endroits prévus, moins le bruit sera gênant, et donc une fatigue résiduelle moins présente.
Il y a donc une nécessité de faire comprendre à chacun que tout ce qui dépasse de manière impromptue le niveau sonore au poste de travail risque de perturber le travail engagé de l’opérateur. Or ces conditions sont particulièrement sujettes à changement. Dans un bureau individuel avec un niveau sonore ambiant inférieur à 30 dB le seul fait de faire démarrer un PC va augmenter le bruit de 10 dB dans un premier temps pour atteindre 46 dB lorsque l’utilisateur accédera au disque dur. Si le PC est maintenu en fonctionnement, le bureau va passer de la position optimale au niveau défavorable. Le fait d’abaisser ce niveau par des améliorations dans les revêtements, mais aussi en diminuant le bruit de la ventilation, peut rendre plus compréhensibles les conversations des personnes travaillant dans le voisinage immédiat.

Bonnes pratiques et niveau de bruit au bureau :

Il faut garder présent en mémoire le fait que le niveau sonore d’un bureau informatisé se situe entre 30 et 45 dB. C’est-à-dire une échelle de bruit qui va du jardin très silencieux au fond sonore dans un restaurant calme. A quelques dB de là, commence l’inconfort qui peut être d’autant plus marqué que des critères subjectifs entrent en jeu. En effet, en observant ce milieu de travail, les scientifiques sont arrivés à la conclusion que si la personne dérangée possède des dispositions négatives envers le fauteur de bruit, elle se sentira davantage gênée que s’il s’agissait de bruit causé par des collaborateurs qui lui sont sympathiques. Toute la difficulté réside en cela pour agir de manière efficace contre le bruit. Une sensibilisation à un « savoir vivre et acoustique » permet d’agir sur les critères subjectifs. Chacun est responsable d’un son dans un bruit. Autrement dit, plus les individus vont prendre des dispositions pour parler moins fort ou dans les endroits prévus, moins le bruit sera gênant, et donc une fatigue résiduelle moins présente.
Il y a donc une nécessité de faire comprendre à chacun que tout ce qui dépasse de manière impromptue le niveau sonore au poste de travail risque de perturber le travail engagé de l’opérateur. Or ces conditions sont particulièrement sujettes à changement. Dans un bureau individuel avec un niveau sonore ambiant inférieur à 30 dB le seul fait de faire démarrer un PC va augmenter le bruit de 10 dB dans un premier temps pour atteindre 46 dB lorsque l’utilisateur accédera au disque dur. Si le PC est maintenu en fonctionnement, le bureau va passer de la position optimale au niveau défavorable. Le fait d’abaisser ce niveau par des améliorations dans les revêtements, mais aussi en diminuant le bruit de la ventilation, peut rendre plus compréhensibles les conversations des personnes travaillant dans le voisinage immédiat.

Source ACTINEO 

 



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